2008/02/12

ENTRE-NUITS - Joan Ayrton, peintures - du 21 février au 4 avril 2008

Exposition du 21 février au 4 avril 2008
Vernissage le jeudi 21 février à partir de 18h30





























La galerie Kamchatka présente ENTRE-NUITS du 21 février au 4 avril 2008, première exposition personnelle de Joan
Ayrton en ses murs.


« Le paysage subjectif qu’invente le romantisme sape les principes de l’imitation de la nature qui reposait jusque-là sur le visible (…) Le paysage intérieur cristallise l’aspiration paradoxale et apparemment démesurée, à présenter
l’invisible. » *

Le motif de l’horizon est l’expression la plus simple du paysage : air-sur-eau, ciel-sur-mer… Une ligne tendue entre deux couleurs. C’est précisément de cet endroit fragile, ténu, tendu et troublant que naît ou pas la perception d’un paysage. Une enfance vécue au bord d’un grand lac (Léman, Suisse) renforce ce lien à la ligne d’horizon comme motif obsessionnel, paysage structurel, architecture et géographie intime. Le travail consiste dès lors en la recherche ou la provocation constante de cet événement perceptif, principalement sur de grandes toiles fonctionnant en diptyques (200/200 ou 200/230 cm). L’image y apparaît du presque rien, fi ne couche de peinture à l’huile lisse et sans relief rentrée dans la fi bre d’une toile de lin brute. Chaque série de 3 ou 4 diptyques a une température, une heure du jour ou de la nuit, souvent entre les deux. D’un diptyque à l’autre le changement de couleur est léger, parfois imperceptible.
De cet instant déterminé de l’aube ou du crépuscule, la nuit est devenue le sujet d’une autre série. Une proposition s’opposant sur plusieurs points aux précédentes. Par la taille, très réduite (10/12,5cm), par le support, une plaque de métal, par le médium, la laque industrielle.
Il en résulte des paysages en 4 couleurs de nuit : peinture ondulante, volutes, ciels parfois chargés, baroques, créant une sensation d’immensité concentrée sur un tout petit format. Ces plaques laquées brillantes et fragiles, miroirs polis et légèrement irisés évoquent la plaque photographique, réfl échissante, délicate à manipuler, qui peut être vue comme un positif ou un négatif.
























Prolongeant ces basculements d’échelles et de supports, une photographie d’une de ces petites laques sera imprimée et affichée (3/8 mètres) durant le temps de l’exposition sur le M.U.R. (Modulable Urbain Réactif), support d’exposition extérieur rue Oberkampf dans le 11ème arrondissement à Paris.
* Julie Ramos, « Un art intérieur et cosmique : la peinture de paysage romantique », in cat. L’invention du sentiment, Aux sources du romantisme RMN / Musée de la Musique, Paris, 2002.
Exposition en partenariat avec le M.U.R. qui affichera une laque de la série Entre-nuits à partir du 25 mars 2008.
L'actualité du M.U.R., içi..













1 commentaire:

[G@ttoGiallo] a dit…

Somebody who knows Joan Ayrton commented about her in my blog, whishing to be in touch with her.
Check it at :
http://parispointgriset.blogspot.com/2008/03/le-mur-oberkampfst-maur.html
and please forward the link to Jane if you still have her address.
Thanks,
G@G